—Et là?…
—Oh! là, si on était rentré, on verrait du monde, c'est le presbytère…
—Il n'aura pas été dans une église…
Fernand sourit…; les pas s'éloignaient. Le concierge sortait de sa chambre et disait:
—Monsieur, si vous voulez attendre, je vais aller éveiller M. le curé…
—Pendant ce temps, fit Séglin,—je suis venu hâtivement, et nu-tête.. tout bouleversé,—pourriez-vous prier votre dame d'aller chercher une voiture?… Je vais voir M. le curé; puis, en l'attendant, je demanderai la permission de prier quelques minutes dans l'église… La voiture nous attendrait dans l'autre rue.
Tout cela était fort naturel, le malheureux voulait prier pour la mourante; puis il était élégamment vêtu, paraissait un homme très distingué, et le concierge dit aussitôt:
—C'est la chose la plus facile du monde: ma femme va aller chercher une voiture.
Pendant que la femme du concierge sacristain allait chercher la voiture et que son mari montait éveiller le curé, Séglin, par la porte de la sacristie, entrait dans l'église; il n'y était pas depuis deux minutes, le sacristain était encore près du curé qu'il aidait à se vêtir hâtivement, que la femme revenait; elle venait de rencontrer un maraudeur revenant à vide. Séglin la remercia, prit le numéro qu'elle lui tendit et dit qu'il attendait M. l'abbé en priant.
La femme se retira sans méfiance; dès qu'elle fut sortie, Fernand sortait à son tour par la petite porte qu'elle avait ouverte, sautait dans la voiture et se faisait conduire rue Payenne; là, il descendait devant la porte de la maison où commence notre histoire…