—Il était temps, Sauvage! une heure plus tard, et le vieux voleur était parti…

Le vieux Rig, en reconnaissant celui qui lui parlait, avait aussitôt éteint sa lanterne. Ainsi placé absolument dans l'ombre, il n'était pas vu et voyait la silhouette de Georgeo se détacher plus noire sur l'obscurité moins intense de la nuit… Et, pour dépister le grand Geo, il se glissa sans bruit, comme une couleuvre, de l'autre côté de la pièce.

—Rig, dit Georgeo, tu avais comploté avec Iza de me voler. Vous avez reçu l'argent; rends-moi ma part, vieux, et je te laisse vivre…

—Je n'ai pas ta part…

—Alors tu l'as remise à Iza… Mène-moi où tu caches Iza…

—Ne viens pas m'ennuyer de tes mensonges… Geo, va retrouver la fille… et laisse le vieux Rig…

—Le vieux Rig me rendra mon argent ou il mourra…

—Comme ça, fit le vieux Rig narquois.

—Vieux Rig, je pardonnerai à ton âge; mais rends-moi l'argent.

Le vieux Sauvage, blotti dans son coin, ne répondit pas; il manœuvrait pour en finir, car il avait vu, avec ses yeux de chat, un revolver dans la main de Geo. Il se glissa dans l'angle où il s'était retiré d'abord et dit: