—Ah bien! voilà quelque chose de joli pour aider à la digestion!… La vue du Père-Lachaise!… Tonnerre de bon sens!… on croirait qu'on vient enterrer jusque dans le jardin!… Espère, espère! Si on reste ici… je m'arrangerai à ce qu'on ne soit pas long à nous donner congé… Je l'ai assez vue, cette cabine-là!… J'y ferai pas longtemps escale!… Bonsoir, la compagnie!

Et saluant les tableaux,—quels tableaux!—plaçant son chapeau en arrière à croire que le bord était dans son col… il fouilla dans sa blague, prit sa praline et fermant les portes il dit:

—Je vous ferme, par conscience… parce que ceux qui voudraient venir en seraient suffisamment punis pour ne plus recommencer… Bon sens, c'est moi qui trouve qu'on serait mieux en face… C'est son cerveau qui bourlingue, ça ne durera pas… Espère! espère!

Et ayant fermé la grille, il partit pour rejoindre son maître au rendez-vous qu'il lui avait donné.

Pierre Davenne l'attendait, Simon reprit sa place près du cocher, mais tout soucieux cette fois; c'est que le pauvre matelot avait beau se creuser la tête, il ne pouvait deviner le but où visaient les agissements de son maître. Il se pencha vers Pierre et lui demanda:

—Et maintenant, où allons-nous?

—Boulevard Beaumarchais.

La voiture partit et, sur l'ordre de Davenne, s'arrêta au coin de la rue des Filles-du-Calvaire. Là il envoya son matelot chez le chevalier de Soizé, pour porter à Mlle de Soizé une lettre cachetée qu'il devait lui remettre en mains propres.

Simon, obéissant, hochait la tête, comprenant de moins en moins et grognant:

—Qu'est-ce que c'est encore que celle-là? Espère! espère!