—Lorsque j'ai demandé à Simon, à l'heure où il m'a appelée, la cause de la mort de mon mari, Simon m'a répondu: «Il meurt parce qu'on l'a trompé; c'est votre faute qui l'a tué.»
—C'est impossible! exclama Fernand.
Et il passa la main sur son front, en répétant:
—C'est impossible; puis il reprit:
—Non, non! tu as mal compris… Simon adore son maître; il s'exprime mal, il a voulu dire que ce sont tes soins qui lui ont manqué… mais personne, personne ne sait…
—Je voudrais le croire, dit Geneviève malgré elle, ce serait un remords de moins.
Fernand lui prit les mains, elle le laissa faire; il continua:
—Geneviève, nous avons été coupables. Dieu et nous seuls le savons, il faut racheter dans l'avenir la faute commise; Geneviève, il faut avoir du sang-froid… de la raison…
Comme elle ne répondait pas, un mauvais sourire s'étendit sur les lèvres de Fernand, qui reprit en l'observant:
—Tu as un enfant à élever… Tu lui dois la fortune de ton mari… Tu lui dois un nom respecté… Il ne faut pas qu'il se trouve au monde un homme qui puisse dire de Mme veuve Davenne: «Cette femme a été ma maîtresse!…»