—Il faut empêcher cela!
—Mais, comment? fit le matelot. Je ne peux pas refuser à madame d'entrer pour dire adieu à son mari.
—Ce n'est pas cela, Simon… il faut avoir de la force, de la raison, éteindre toute sentimentalité… il faut enfin hâter les funérailles et faire enlever au plus tôt ce pauvre Pierre, empêcher que la vue de ce lugubre tableau n'amène enfin la catastrophe que je redoute.
—Ah! je comprends, fit Simon, paraissant presque heureux de ce qu'on lui disait. Vous avez raison, c'est une bonne idée, ça… c'est d'un bon cœur… Mais comment faire?
—C'est simple comme tout… Nous allons à la mairie.
—Bien!
—Nous déclarons le décès, nous l'avançons de sept heures.
—Bien! et alors!
—Alors… nous pouvons ce soir même faire les funérailles…
—Mais vous avez raison… Quand on est mort, on est bien mort! dit Simon qui paraissait absolument ravi de l'idée de Fernand; ainsi nous en terminons vite, nous sommes des hommes… Un malheur est arrivé, il faut au plus tôt en finir… comme à bord… Je suis à vos ordres, monsieur Fernand.