En route, Geneviève avait dit à la concierge qu'elle avait besoin, pour de graves intérêts de famille, de retrouver une personne habitant le pays. La voiture s'arrêta et la mère Lucas descendit aussitôt pour prendre des renseignements; ce ne fut pas long. Elle remonta dans la voiture et dit:

—Je sais où ça est! C'est une maison qui appartient à la famille d'un individu qui s'y est pendu, elle était restée inhabitée longtemps; on l'a louée il y a environ deux ans à peu près, on n'est pas bien certain. Pour être bien renseigné, il faut s'adresser à un nommé Savard, près de l'église.

—Allons-y, dit vivement Geneviève, qui reprit espoir en constatant qu'il existait une maison désignée sous le nom que lui avait donné le vieux Rig, et qui avait été louée juste à l'époque de la mort de son mari.

La voiture s'arrêta bientôt au bout du pays… C'est Geneviève qui descendit, priant la concierge de l'attendre, à son grand désappointement. Celui que nous avons vu dans les premiers chapitres de ce récit, et qui avait traité de la location avec Davenne, vint aussitôt au-devant d'elle et s'informa de ce qu'elle désirait.

—Monsieur, vous avez loué une maison qu'on connaît sous le nom de
Maison du pendu?

—Oui, madame.

—Je viens, monsieur, vous prier de me donner quelques renseignements sur les personnes auxquelles vous avez loué!

—Ah! je comprends. Très bien, madame, asseyez-vous; je suis absolument à votre disposition; il est naturel que l'on s'éclaire. J'en ferais autant que vous.

Geneviève reprit:

—Votre locataire se nomme Simon Rivet.