L'acharnement qu'il mettait à la tutoyer gênait Geneviève.

—Monsieur, avec mon mari j'ai enterré le passé… Et malgré le désir ardent que j'ai de retrouver mon enfant, si j'avais su que vous étiez l'auteur de la lettre, peut-être… aurais-je refusé ce rendez-vous.

—Mon Dieu, ma chère Geneviève, voilà bien des façons… Il vaudrait mieux arriver tout de suite à la raison pour laquelle je suis venu, sans s'arrêter à des enfantillages… Tu veux retrouver ton enfant, je sais où il est…

—C'est tout ce que je désire savoir…

—Si je comprends bien… tu veux dire: Hâte-toi de me dire où il est… et va-t'en…

Geneviève ne répondit pas… Fernand avait fort clairement exprimé sa pensée.

—Ainsi, je t'inspire aujourd'hui une telle répulsion… Ainsi de l'amour d'autrefois il ne reste rien!

-Il me reste le remords et la honte…

—Cela pouvait être du vivant de ton mari; aujourd'hui, tu es veuve…, tu es libre… Il n'y a donc plus ni remords ni honte à avoir.

La jeune femme était gênée, la présence de Fernand lui faisait peur, elle était oppressée, il lui semblait que le malheur planait autour de cet homme…