—Et après, maître!
—Après, je fais savoir à Fernand que tu demeures ici…
Iza devint blême.
—Mais des agents sont postés de chaque côté de la rue… Il s'y rend, et est arrêté. Alors, c'est là où il te faut la force, la volonté… Il faut que tu t'observes; ne te démens pas; surtout que ton visage ne trahisse pas tes pensées.
—Pourquoi?
—Parce que, ton mari retombé entre les mains de la justice…, il faut que tu viennes l'accuser.
—Je suis prête, fit Iza avec un méchant sourire.
—Il faut que tu viennes demander ce qui t'est dû…, c'est-à-dire le million de ta dot et la valeur de tes bijoux… Il n'a rien… Il a sa maison, il a une fortune sur lui, et, créancière privilégiée, tu dois d'abord rentrer dans l'argent qui t'a été dérobé… Alors, Iza, tu seras riche.
Iza avait bien attentivement écouté les dernières paroles de Pierre, et c'est seulement à ce moment que, ayant bien compris ce qu'il lui demandait, elle n'hésita plus et dit aussitôt:
—Maître, je suis prête à obéir… Commandez…