—Maître, commandez-moi: je suis prête!
Alors Pierre expliqua longuement à Iza ce qu'elle devait faire; celle-ci, attentive, suivait sa parole dans ses yeux…
Une heure après il sortait avec elle. Pierre retournait chez lui. La
Moldave allait chez le commissaire de police.
Le soir même, les agents étaient postés au coin de la rue de Navarin. Un individu se promenait plus spécialement devant la maison, sous les fenêtres: celui-là se trouvait à la disposition d'Iza. C'est sur sa demande qu'il avait été placé; d'un signe, elle devait lui indiquer la personne suspecte qu'il devait filer.
Le soir même, la soubrette descendait en toute hâte et désignait à l'agent un individu habillé en matelot, l'agent le suivit:
L'homme n'était autre que le matelot Simon.
VIII
LA PETITE JEANNE.
Pierre, en partant de la petite maison de Charonne, avait recommandé à Simon de s'occuper des préparatifs de départ; on savait où il demeurait, et il voulait changer au plus vite de demeure. Il n'y avait guère dans la maison que du linge; car, on s'en souvient, Pierre l'avait louée meublée. Aussi Simon, aidé par le nègre, eut-il vivement terminé.
Pierre avait acheté, près d'Asnières, un petit chalet enfoui dans un jardin ombreux: il le faisait réparer et devait en prendre incessamment possession. Simon, libre, aida le nègre à porter les malles de grosses lingeries sur une voiture qu'il lui avait envoyé chercher, et, le faisant monter avec lui, il lui dit: