Des oreilles aux cheveux le rouge couvrit le visage de Fernand; la femme de chambre, en ouvrant le salon, semblait tendre la main; il lui donna vingt francs. Le misérable n'avait plus de colère, il était abruti, tous ses rêves venaient d'être détruits. Il voulut réagir, et quand Iza parut, superbe dans une toilette tapageuse, il s'attendait à ce que la jeune femme honteuse et repentie allait tomber à ses pieds… et demander pardon… et ils auraient pleuré, et…
Elle parut, et, le reconnaissant, son visage riant se transforma aussitôt; elle s'écria:
—Vous ici! vous ici! que venez-vous faire?…
—C'est à moi que tu parles ainsi…
—Oui…, c'est à vous… Sortez… Sortez vite, si vous ne voulez pas que je vous fasse chasser…
Fernand eut une minute de stupéfaction, mais il se remit vite, son œil eut un éclair haineux, et il dit:
—Chasser! moi! Ah! çà, madame Séglin, vous oubliez que partout où vous êtes, je suis chez moi. Nous allons partir d'ici ensemble; je viens vous chercher pour vous faire payer la honteuse vie dans laquelle vous salissez mon nom.
Iza eut un grand éclat de rire! Fernand, exaspéré, se précipita sur elle; il allait la frapper. Elle se recula alors et lui jeta cette phrase:
—On ne me frappe que quand j'aime.
—Oh! misérable femme! dit Fernand, courant vers elle…