Et il traita de la même manière neuf autres zémindars qui avaient suivi l'exemple d'Usbeck.

«Plus le traître est haut placé, dit-il, plus la rigueur est nécessaire.»

Ces exemples donnés, il laissa le commandement de l'armée à l'un de ses lieutenants et reprit en toute hâte le chemin de Bhagavapour, car partout où il n'était pas, ses affaires allaient toujours mal. Louison et Garamagrif, qui l'avaient si bien servi, obtinrent la permission de le suivre.

XXIV

Discours du trône. Sita prisonnière.

Corcoran arriva à Bhagavapour la veille du jour où s'ouvrit la session de son Corps législatif. Par un rare bonheur, il n'avait que des victoires à raconter à son peuple, et quoique le danger fût encore très-grand, cependant les victoires passées et présentes répondaient de l'avenir.

Dès le lendemain, à sept heures du matin (car, à cause du climat et de l'ardeur du soleil, les séances devaient être terminées chaque jour à dix heures), il s'avança, monté sur Scindiah, avec Sita et Rama, et ouvrit la session suivant le cérémonial accoutumé.

Voici quelques passages de son discours:

«Citoyens libres du pays mahratte,