Le petit Rama grimpa, suivant son habitude, le long de son père, atteignit sans effort la ceinture, et se plaça enfin jambe de-ci, jambe de-là sur le cou du capitaine, d'où, comme du haut d'un trône, il dominait tous les assistants.
«Papa, demanda-t-il, as-tu vu mon portrait?
—Quel portrait? dit Corcoran étonné.
—Le mien et celui de maman. Tu verras comme Scindiah est beau de profil.
—Où donc est le peintre? demanda Corcoran.
—Cher seigneur, interrompit Sita, c'est un étranger qui est venu en ton absence, et nous a offert ses services.»
Le maharajah fronça légèrement les sourcils.
«Qu'on me l'amène, dit-il.... Quant à toi, ma douce et charmante Sita, tu ne peux rien faire que de bon; mais ton âme candide ne croit pas au mal, et l'on peut aisément te surprendre.»
A ce moment l'Allemand entra. Ses lunettes bleues qui cachaient son visage ne plurent pas à Corcoran.
«Qui êtes-vous?» demanda-t-il.