Ce nom fit réfléchir Barclay.

«Où est le maharajah?

—Seigneur, je l'ignore. Mais j'entendais, il n'y a qu'un instant, deux soubadards sikhs dire qu'il doit être à présent sur la route de Bombay, à trois lieues d'ici, avec sa cavalerie.»

Cette nouvelle devenait inquiétante. Barclay regarda l'Indou. Sa figure rusée, mais impassible, ne laissait rien deviner.

«Nomme-moi les traîtres, dit Barclay.

—Seigneur, s'écria Baber, je suis prêt à le faire. Mais vous n'avez que le temps de vous mettre sur vos gardes. Dans un instant la révolte éclatera.

—Richardson, faites garder cet homme et éveiller sans bruit tous les régiments anglais. S'il y a trahison, nous surprendrons les traîtres et nous leur donnerons une leçon qui laissera dans l'Inde un souvenir ineffaçable.»

On emmena Baber; mais, au moment où Richardson allait exécuter l'ordre qu'il avait reçu, on entendit tout à coup un grand bruit, et les cris:

«Au feu! au feu!»

Au même instant, le camp parut tout en flammes. Le feu avait été mis, sans qu'on s'en aperçût, à quatre ou cinq places différentes.