Corcoran qui craignait de s'attendrir, courut à la fenêtre.
Déjà Robarts s'impatientait.
«Eh! capitaine, disait-il, la trêve est expirée, la fête va commencer. Il faut que nous soyons de retour au camp avant dix heures du matin, et il est déjà six heures.
—Je suis prêt.» cria Corcoran.
Et, en effet, il l'était, car il s'effaça très à propos pour éviter une grêle de balles qui tomba tout autour de lui. Les balles s'aplatirent contre le mur sans blesser personne.
Mais, comme les Anglais, pour l'ajuster, étaient forcés de se mettre à découvert, Corcoran mit Robarts en joue, et tira. Le coup partit: la balle fit un trou dans le chapeau de Robarts, et lui enleva une mèche de cheveux.
Robarts recula instinctivement et chercha un abri derrière l'arbre le plus voisin.
«Mon ami, lui cria Corcoran, voilà comment il faut viser quand on s'en mêle, je n'ai voulu que trouer votre chapeau.»
Tout à coup un incident tragique faillit mettre fin à l'assaut et introduire l'ennemi dans la place.
Un des Anglais, se glissant rapidement le long du mur, essaya de passer par la brèche ouverte la veille, et comme Corcoran avait mal barricadé l'entrée, faute de matériaux suffisants, l'Anglais aurait pénétré par là dans la pagode, et, suivant toute apparence, aurait mis fin au combat en frappant le Breton par derrière.