«En conséquence et après avoir pris les ordres du gouverneur général, le soussigné,—sans vouloir dépouiller le prince Holkar d'une autorité contre laquelle s'élève cependant tout le pays,—le soussigné, dis-je, veut bien pour cette fois fermer l'oreille à des rapports peut-être trop fidèles, et, pour offrir au prince Holkar une éclatante occasion de se justifier, se contentera aujourd'hui de demander à Son Altesse qu'elle remette ses armes, ses canons, ses fusils et son trésor particulier aux mains du soussigné, qui les enverra à Calcutta, où le gouverneur général gardera le tout provisoirement, jusqu'à ce qu'il ait acquis la preuve certaine de l'innocence d'Holkar.
«En outre, ledit prince Holkar est invité à remettre aux mains du soussigné sa fille unique Sita, qui sera conduite à Calcutta avec une suite nombreuse, et qui recevra tous les honneurs dus à son rang.
«Moyennant quoi Son Altesse conservera éternellement la bienveillante protection de la très-haute et très-puissante Compagnie des Indes.
«Colonel BARCLAY.»
Le prince Holkar au colonel Barclay, résident.
«Le soussigné se fait un devoir d'inviter le colonel Barclay à sortir immédiatement de Bhagavapour, s'il ne veut avoir la tête coupée avant vingt-quatre heures par ordre du soussigné.»
Le colonel Barclay à lord Henri Braddock,
gouverneur général.
«Mylord,
«J'ai l'honneur d'envoyer à Votre Seigneurie une copie de la lettre que, suivant vos instructions, j'ai adressée au prince Holkar, et de la réponse dudit Holkar.