«Quel est ton grade? demanda-t-il.
—Lieutenant, seigneur, répondit l'Indou.
—Mène-moi au palais du prince Holkar.
—Avec votre.... amie? demanda l'Indou qui hésitait.
—Parbleu! répliqua Corcoran, crois-tu que je rougis de mes amis quand je vais à la cour?
—O Brahma et Bouddah! pensait le pauvre Indou, quelle fâcheuse idée ai-je eue de faire tirer un coup de canon sur ce bateau à vapeur qui ne pensait à rien! Quel besoin avais-je de demander son nom à ce passant qui ne me disait rien? O Rama, héros invincible, prête-moi ta force et ton arc pour que je perce Louison de mes flèches, ou prête-moi ton agilité pour que je puisse prendre mes jambes à mon cou et trouver un asile dans ma maison.
—Eh bien, dit Corcoran, as-tu terminé tes réflexions? Louison s'impatiente.
—Mais, seigneur, répliqua l'Indou, si je vous mène au palais du prince Holkar avec une tigresse sur vos talons,—ou plutôt, hélas! sur les miens,—Holkar vous fera couper le cou.
—Le crois-tu? demanda Corcoran.
—Si je le crois, seigneur! si je le crois! Mais le prince Holkar ne fait jamais sa prière du soir sans avoir fait empaler cinq ou six personnes dans la journée.