L'Indou se mit à rire silencieusement.
«J'ai fait verser en travers de la route le chariot que je conduisais. Les autres coolies en ont fait autant. C'est un quart d'heure de gagné.»
Ici, Corcoran s'aperçut que la figure de Sougriva était ensanglantée.
«Qui t'a fait cela? demanda-t-il.
—Le seigneur John Robarts, répliqua l'Indou. Quand il a vu le chariot verser, il m'a donné un coup de cravache. Mais je le retrouverai, oh! oui, je le retrouverai avant trois jours, ce chien d'Anglais!
—Sougriva, dit la belle Sita, mon père te donnera la récompense que tu as si bien méritée....
—Oh! dit l'Indien, je ne donnerais pas ma vengeance pour tous les trésors du prince Holkar.... Mais elle est proche, je le sais.»
Et comme il voyait quelque doute dans le regard de Corcoran:
«Seigneur capitaine, dit-il, vous êtes des nôtres, puisque vous êtes l'ami d'Holkar. Avant trois mois il n'y aura plus un Anglais dans l'Inde.
—Oh! oh! dit Corcoran, j'ai entendu déjà bien des prophéties, et celle-là n'est pas plus sûre que toutes les autres.