—Sachez donc, dit Sougriva, que tous les cipayes de l'Inde ont fait serment d'exterminer les Anglais, et que le massacre a dû commencer il y a cinq jours à Meerut, à Lahore et à Bénarès.

—Qui te l'a dit?

—Je le sais. Je suis le messager de confiance de Nana-Sahib, le rajah de Bithoor.

—Mais ne crains-tu pas que j'avertisse les Anglais?

—Il est trop tard, répliqua l'Indou.

—Mais, reprit Corcoran encore, qu'es-tu venu faire ici?

—Seigneur capitaine, répliqua Sougriva, je vais partout où je pourrai nuire aux Anglais. Je ne voudrais pas que Robarts mourût d'une autre main que la mienne....»

A ces mots, il s'interrompit tout à coup.

«J'entends le bruit des chevaux qui trottent dans le sentier, dit-il, c'est la cavalerie anglaise qui arrive. Tenez-vous bien, car l'assaut sera rude.

—Bon! bon! dit Corcoran, je ne suis pas à ma première affaire.... Toi, charge les armes, et vous, Sita, invoquez pour nous la protection de Brahma.»