On arriva au chemin de fer. Quaterquem, venu sans bagages pour être plus agile, se hâta de s'asseoir dans la salle d'attente. Derrière lui, mais sans le voir, s'avançaient M. Mme et Mlle Hornsby. Hercules, chargé de faire peser les bagages, était resté en arrière.

Tout à coup la cloche sonna le dernier appel, Hercules, troublé, se précipite pour aller dans la salle d'attente. Par malheur, il heurte brusquement un jeune homme, et veut continuer sa route.

«Faites donc attention, monsieur, s'il vous plait,» dit l'autre avec hauteur.

Hercules suivit son chemin sans répondre; mais le passant qu'il avait heurté, fit un détour et se plaça en avant de la porte de la salle d'attente.

«En France, ajouta-t-il, quand on a fait une sottise, on s'excuse.»

L'Anglais rougit et voulut écarter de la main son adversaire; mais un voisin de celui-ci lui retint le bras. En une minute il se forma un groupe autour d'eux.

«Qu'est-ce qu'il y a? dit le choeur.

—C'est un Anglais qui m'a cherché querelle, répondit l'adversaire d'Hercules, qui m'a heurté, et qui ne veut pas me faire d'excuses.

—Qu'il fasse des excuses, dit une voix.

—Non, qu'il se batte, reprit une autre voix».