—D'une grave injure. Il ne nous a donné aucun détail.
—Je vais vous en donner, moi.
M. le comte de Seckendorf a insulté hier une jeune fille sans défense. Je passais, j'ai voulu la protéger, il a levé sur moi sa canne. Je l'ai arrachée de ses mains et jetée sur la chaussée. Voilà toute l'injure. C'est à vous, messieurs, de voir quelle réparation peut demander votre ami.
—Monsieur, dit celui qui avait déjà parlé, ceci ne nous regarde pas. Seckendorf veut se battre et il se battra.
—Comme il vous plaira. M. le comte de Seckendorf est-il Français?
—Non, monsieur; il a comme moi l'honneur d'être Prussien.
—Je vous en fais à tous deux mon compliment. Soyez assez bon, monsieur, je vous prie, pour lui dire de ma part que cette querelle est une vraie querelle d'Allemand; du reste, je suis à ses ordres. Quelle est votre heure?
—Trois heures.
—Votre arme?
—Le sabre.