Claude partit. A peine était-il sur le seuil que Juliette le rappela. Il accourut, léger comme un chevreuil.
«A propos, dit-elle, puisque ma tante donne un grand dîner dimanche, ne voulez-vous pas amener quelqu'un de vos amis?
—Je n'ai guère d'amis, dit Claude.
—Et ce monsieur qui vous a servi de témoin, et qui m'appelait la divine Pasithéa, comment le nommez-vous?
—Buridan.
—Il est bien mal élevé, mais il nous fera rire. N'est-ce pas, tante, tu veux bien que M. Claude l'invite?
—Si je le veux! dit la fruitière. Tu n'as qu'à parler, ma petite, et tout ce que tu demanderas te sera servi sur-le-champ.
—Je l'amènerai, dit Claude. Et vous, Juliette, ne m'accorderez-vous rien en échange?
—Que voulez-vous que je vous donne?
—Cette rose que vous tenez.