Le soir, Juliette, assise près de Buridan, lut tout haut la lettre funèbre, et poussa un cri. Buridan courut chez son ami. On lui montra le corps inanimé du malheureux peintre. Le testament de Claude était ainsi conçu:
«Je lègue ma fortune, qui se compose de vingt mille francs, à Châteauroux, ma ville natale. Je désire que le conseil municipal fasse construire un grand gymnase gratuit, destiné à développer dans le peuple la force et la beauté du corps, qui sont si nécessaires au bonheur et à la tranquillité de l'âme.»
Deux mois après la mort de Claude, Juliette, abandonnée par Buridan, revenait tristement à Passy.
«Ah! si j'avais pu aimer Claude, disait-elle à sa tante, je ne serais pas si malheureuse aujourd'hui.»
Claude eut tort de se tuer. Tôt ou tard, il aurait oublié Juliette; il aurait aimé et on l'aurait aimé. «Toute âme est soeur d'une âme.»
FIN