—Comment allez-vous, monsieur Francis?

Le gros Francis, très poli mais peu éloquent, répondit qu'il «allait à merveille», et les compliments suivirent de part et d'autre. L'un se portait mieux que jamais. L'autre, la dame, était épanouie comme une rose; en effet, rose ou couperosée c'est tout comme pour le spectateur qui n'a pas mis ses lunettes.

Bref, le bruit flatteur des compliments réciproques s'étendit et finit par se perdre dans la vallée.

Un dernier mot pourtant arriva jusqu'à nous et perça le cœur de Michel, c'est celui-ci, dit par madame Forestier:

—Hyacinthe, prends le bras de M. Francis. M. le président et moi, nous avons à causer avec ton père.

—Oh! s'écria Michel en serrant les poings, quand je pense que ce sera la même chose tout le long de l'année, et que ce gros Francis va prendre ma place, j'ai une envie terrible de le massacrer.

Alors, moi qui suis ami de la paix et des convenances, je lui dis:

—Michel, je te le défends, ou je jure de ne plus me mêler de tes affaires.

Il se retourna brusquement.

—Tiens, Félix, tu es un bon enfant, un ami sincère, et tu sais, je crois, que je ferai tout ce qu'il faudra pour te servir, si l'occasion s'en présente, eh bien...