Cependant il ralentit le pas.
«Tu vois, mon vieux Pitou, nous avons promis de tuer le lion et nous ne l'avons pas tué.
—Pour ça, répliqua Pitou, il aurait fallu d'abord le voir.
—Tu as raison. Pitou, toujours raison. J'ai toujours pensé que tu étais un observateur... Eh bien, Pitou, si nous ne voyons pas le lion, c'est parce qu'il se cache.
—Crois-tu?
—J'en suis sûr. Et s'il se cache, c'est parce qu'il a peur.
—Oh! peur!...
—Oui, peur. Il a entendu dire dans son quartier que Pitou et Dumanet allaient se mettre à sa poursuite: il s'est sauvé.
—Laisse-le faire. Nous n'avons pas besoin de courir après la mauvaise société.
—Enfin, voilà! Mais si l'on raconte chez la mère Mouilletrou que la mauvaise société, comme qui dirait le lion, a couru sur nous et que nous sommes revenus au galop, nous devant et lui derrière, sais-tu que ça ne nous ferait pas honneur?»