—Quand ça? demanda Pilou.

—Demain, répondit l'Arabe. Demain nous viendrons ensemble dans la forêt. J'appellerai mon pauvre Ali. Il connaît ma voix comme je connais la sienne. S'il est vivant, il me répondra.»

Je demandai en riant:

«Que vas-tu lui dire?»

Il me répliqua:

«Je lui dirai: «Ali, où es-tu? Qui est-ce qui t'a emmené comme un esclave? Où est-il, le brigand?»

—Et il te répondra?

—Oui, par Allah! s'il n'est pas mort.

—Et tu le comprendras?»

Ibrahim me regarda d'un air fier.