«Il n'y a donc pas de bourricots chez vous autres Roumis, puisque vous ne savez pas les comprendre!»
Pitou répondit bonnement:
«Nous en avons, et beaucoup. Justement nous appelons ânes et bourricots, chez nous, ceux qui ne comprennent rien.»
Ibrahim fut si étonné que ses bras en tombaient, comme dit la mère Mouilletrou quand elle voit que sa lessive a mal tourné.
«Ah! cria-t-il en colère, vous n'êtes que des chiens de Roumis, puisque vous insultez les meilleures bêtes de la nature.»
Il était déjà tard, peut-être trois heures du matin, et Pitou commençait à s'ennuyer.
Il me dit tout à coup:
«Partons, Dumanet.»
Moi, pour ne pas le contrarier, je lui rétorquai:
«Partons.»