Après un moment de réflexion, il ajouta:

«Ni moi non plus.»

A quoi je répondis bien sincèrement, je vous assure:

«Ni moi, Pitou.»

Ce qui le fit rire et moi aussi.

Nous étions alors à l'ombre d'un grand et beau chêne, le même sous lequel nous nous étions arrêtés la veille. On voyait de là une grande partie du pays. Nous nous arrêtâmes pour faire chacun une cigarette.

Tout à coup, Pitou me dit:

«Où donc a passé Ibrahim? je ne le vois plus.»

En effet, l'Arabe avait disparu.

Au même instant, nous entendîmes une puissante voix d'âne qui criait de toutes ses forces: