"G. — O merveilleuse! quelle blancheur! c'est à en être jalouse.
"F. — Pour celui-là, je ne vous le passe pas, franchement vous êtes plus blanche que moi.
"G. — Vous n'y pensez pas, enfant!… otez donc tout, comme moi. Quel embarras! on vous dirait devant un homme. Là! voyez dans la glace…. comme Pâris vous jetterait la pomme. Friponne! elle sourit de se voir si belle. — Vous méritez bien un baiser sur votre front, sur vos joues, sur vos lèvres. Elle est belle partout partout….."
La bouche de la comtesse se promenait, lascive, ardente sur le corps de Fanny. Interdite, tremblante, Fanny laissait tout faire et ne comprenait pas.
C'était bien un couple délicieux de volupté, de grâces, d'abandon lascif, de pudeur craintive. On eut dit une Vierge, une Ange, aux bras d'une Bacchante en fureur.
Que de beautés livrées à mon regard, quel spectacle à soulever mes sens.
F. — Oh! que faites-vous? laissez, Madame, je vous prie….
G. — Non, non, ma Fanny, mon enfant ma vie, ma joie. Tu es trop belle, vois-tu! je t'aime! je t'aime d'amour, je suis folle!…"
Vainement l'enfant se débattait. Les baisers étouffaient ses cris. Pressée, enlacée, sa résistance était vaine La comtesse dans son etreinte fougueuse l'emportait sur son lit, l'y jetait comme une proie à dévorer.
"F. — Qu'avez-vous! O dieu! Madame; mais c'est affreux!…. Je crie, laissez-moi…. vous me faites peur….."