La maison est entourée d'assassins; mon mari [vous a vu entrer ce soir; il] a écouté notre conversation, et votre mort est certaine, si vous restez une minute encore.

CŒLIO.

Est-ce un rêve? suis-je Cœlio?

MARIANNE.

Octave, Octave! au nom du ciel, ne vous arrêtez pas! Puisse-t-il être encore temps de vous échapper! Demain, trouvez-vous, à midi, dans un confessionnal de l'église, j'y serai.

La jalousie se referme.

CŒLIO.

Ô mort! puisque tu es là, viens donc à mon secours. Octave, traître Octave! puisse mon sang retomber sur toi! [Puisque tu savais quel sort m'attendait ici, et que tu m'y as envoyé à ta place, tu seras satisfait dans ton désir. Ô mort! je t'ouvre les bras; voici le terme de mes maux.]

Il sort.—On entend des cris étouffés et un bruit éloigné dans le jardin.

OCTAVE, en dehors.