MARINONI.
Songez donc, altesse, que ce mauvais compliment s'adressait à l'aide de camp et non au prince. Prétendez-vous qu'on vous respecte sous ce déguisement?
LE PRINCE.
Il suffit. Rends-moi mon habit.
MARINONI, ôtant l'habit.
Si mon souverain l'exige, je suis prêt à mourir pour lui.
LE PRINCE.
En vérité, je ne sais que résoudre. D'un côté, je suis furieux de ce qui m'arrive, et d'un autre, je suis désolé de renoncer à mon projet. La princesse ne paraît pas répondre indifféremment aux mots à double entente dont je ne cesse de la poursuivre. Déjà je suis parvenu deux ou trois fois à lui dire à l'oreille des choses incroyables. Viens, réfléchissons à tout cela.
MARINONI, tenant l'habit.
Que ferai-je, altesse?