PIERRE STROZZI, derrière la scène.
Par ici, venez par ici.
PHILIPPE.
Tu ne te lèveras plus de ta couche; tu ne poseras pas tes pieds nus sur ce gazon pour revenir trouver ton père. O ma Louise! il n'y a que Dieu qui a su qui tu étais, et moi, moi, moi!
PIERRE, entrant.
Ils sont cent à Sestino qui arrivent du Piémont. Venez, Philippe; le temps des larmes est passé.
PHILIPPE.
Enfant, sais-tu ce que c'est que le temps des larmes?
PIERRE.
Les bannis se sont rassemblés à Sestino; il est temps de penser à la vengeance; marchons franchement sur Florence avec notre petite armée. Si nous pouvons arriver à propos pendant la nuit et surprendre les postes de la citadelle, tout est dit. Par le ciel! j'élèverai à ma sœur un autre mausolée que celui-là.