M. de Thou. Non, Monseigneur; mais le Roy me l’avait commandé, je n’ai peu faillir de le faire.

M. le Cardinal. Avez-vous quelque pouvoir de cela?

M. de Thou. Ouy, Monseigneur, la parole du Roy, et un commandement de le faire par escrit.

M. le Cardinal. Si est-ce que M. de Cinq-Mars n’en a rien dit?

M. de Thou. Il a eu tort, Monseigneur, de ne l’avoir dit; car il a receu le commandement aussi bien que moi.

M. le Cardinal. Où sont ces commandements?

M. de Thou. Ils sont en bonnes mains, pour les produire quand il en sera besoin.

Mais c’est là ce qu’il faut éviter. Le Cardinal ne veut pas savoir que le Roi a donné des ordres contre lui. Il demande à Paris des commissaires, un surtout qu’il désigne, M. de Lamon, pour aider M. de Chazé à de nouveaux interrogatoires dirigés contre ce de Thou si imposant, si ferme, si grave, si loyal et si redoutable par sa vertu.

Tandis que ce jeune magistrat parle ainsi, Gaston d’Orléans, Monsieur, le frère du Roi, envoie sa confession et se met à genoux, en ces termes: