«Mon Cousin,
«Votre affectionné Cousin,
«Gaston.»
Réponse du Cardinal.
«Monsieur,
«Puisque Dieu veut que les hommes aient recours à une ingénue et entière confession pour être absous de leurs fautes en ce monde, je vous enseigne le chemin que vous devez tenir pour vous tirer de peine. Votre Altesse a bien commencé, c’est à elle d’achever. C’est tout ce que je puis vous dire.
[27] En 1638, le prince Thomas ayant fait lever le siége d’Hesdin, le Cardinal en fut très peiné. Une religieuse du couvent du Mont-Calvaire avait dit que la victoire seroit au Roy, et le père Joseph vouloit ainsi que l’on crût que le Ciel protégeoit le ministre.
(Mémoires pour l’histoire du Cardinal de Richelieu.)
[28] En 1639, le Roi consulta son conseil sur la supplique de sa mère exilée pour rentrer en France; Richelieu répondit:
«Qui peut douter qu’il ne soit permis à un prince de se séparer d’une mère pour des considérations importantes?... Le Fils de Dieu n’a point fait difficulté de se séparer un temps de sa mère et de la laisser en peine quelques jours. La réponse qu’il fit à sa mère, lorsqu’elle s’en plaignoit, apprend aux Roys que ceux à qui Dieu a commis le soin du bien général d’un royaume doivent toujours le préférer à toutes les obligations particulières.»