Avoir chauffé le four. Être en état d'ivresse.
- CHAUFFER UNE FEMME, v. a. Lui faire une cour sur le sens de laquelle elle n'a pas à se méprendre.
Nos pères disaient: Coucher en joue une femme.
- CHAUFFER UNE PIÈCE, v. a. Lui faire un succès, la prôner d'avance dans les journaux ou l'applaudir à outrance le jour de la représentation.
- CHAUFFER UNE PLACE, v. a. La convoiter, la solliciter ardemment.
Nos pères disaient: Coucher en joue un emploi.
- CHAUFFEUR, s. m. Homme de complexion amoureuse.
Se dit aussi de tout homme qui amène la gaieté avec lui.
- CHAUFFEUR, s. et adj. Hâbleur, blagueur.
- CHAUMIR, v. a. Perdre,—dans l'argot des voleurs.
- CHAUSSER, v. a. Convenir,—dans l'argot des bourgeois, qui n'osent pas dire botter.
- CHAUSSER LE COTHURNE, v. a. Ecrire ou jouer des tragédies,—dans l'argot des académiciens, qui parlent presque aussi mal que les faubouriens la noble langue dont ils sont les gardiens, comme les capi-agassi sont ceux d'un sérail.
- CHAUSSETTES DE DEUX PAROISSES, s. f. pl. Chaussettes dépareillées.
- CHAUSSETTES POLONAISES, s. f. pl. Morceaux de papier dont les soldats s'enveloppent les pieds.
- CHAUSSON, s. m. Femme ou fille qu'une vie déréglée a avachie, éculée.
Putain comme chausson. Extrêmement débauchée. Aurélien Scholl a spirituellement remplacé cette expression populaire, impossible à citer, par cette autre, qui n'écorche pas la bouche et qui rend la même pensée: Légère comme chausson.
- CHAUSSON, s. m. Pâtisserie grossière garnie de marmelade de pommes et de raisiné. Les enfants en raffolent parce qu'il y a beaucoup à manger et que cela ne coûte qu'un sou.
- CHAUSSON, s. m. Boxe populaire où le pied joue le rôle principal, chaussé ou non.
- CHAUSSONNER, v. a. Donner des coups de pied.
- CHELINGUER, v. n. Puer,—dans l'argot des faubouriens.