- CHEVALIER DU MÈTRE, s. m. Commis de nouveautés.
- CHEVANCE, s. f. Ivresse,—dans l'argot des voleurs, qui savent que, dans cet état, les plus gueux se croient toujours heureux et riches.
- CHEVELU, s. m. Romantique,—dans l'argot des bourgeois de 1830.
- CHEVEU, s. m. Embarras subit, obstacle quelconque, plus ou moins grave,—dans l'argot du peuple.
Je regrette de ne pouvoir donner une étymologie un peu noble à ce mot et le faire descendre soit des Croisades, soit du fameux cheveu rouge de Nisus auquel les Destins avaient attaché le salut des Mégariens; mais la vérité est qu'il sort tout simplement et tout trivialement de la non moins fameuse soupe de l'Auvergnat imaginé par je ne sais quel farceur parisien.
Trouver un cheveu à la vie. La prendre en dégoût et songer au suicide.
Voilà le cheveu! C'est une variante de: Voilà le hic!
- CHEVILLARD, s. m. Boucher sans importance,—dans l'argot des gros bouchers, qui n'achètent pas à la cheville, eux!
- CHÈVRE, s. f. Mauvaise humeur,—dans l'argot des ouvriers, et spécialement des typographes.
Avoir la chèvre. Être en colère.
Gober la chèvre. Être victime de la mauvaise humeur de quelqu'un. Signifie aussi se laisser berner.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, on disait, dans le même sens, Prendre la chèvre.
- CHEVRONNÉ, s. et adj. Récidiviste,—dans l'argot des prisons.
- CHEVROTIN (Être). Avoir un caractère épineux, difficile à manier, qui amène souvent des chèvres.
- CHIASSE, s. f. Diarrhée,—dans l'argot du peuple.
- CHIASSE, s. f. Chose de peu de valeur; marchandise avariée. Même argot.
Chiasse du genre humain. Homme méprisable.