- CHERCHE! Rien,—dans l'argot des gamins et des faubouriens.
Avoir dix à cherche. Avoir dix points lorsque son adversaire n'en a pas un seul.
- CHERCHER LA PETITE BÊTE, v. a. Vouloir connaître le dessous d'une chose, les raisons cachées d'une affaire,—comme les enfants les ressorts d'une montre. Argot du peuple.
Avoir trop d'ingéniosité dans l'esprit et dans le style, s'amuser aux bagatelles de la phrase au lieu de s'occuper des voltiges sérieuses de la pensée. Argot des gens de lettres.
- CHERCHER MIDI A QUATORZE HEURES, v. a. Hésiter à faire une chose, ou s'y prendre maladroitement pour la faire,—dans l'argot du peuple, ennemi des lambins.
Signifie aussi: Se casser la tête pour trouver une chose simple.
- CHETAR ou Jetar, s. m. Prison. Argot des voleurs.
- CHEVAL DE RETOUR, s. m. Vieux forçat, récidiviste.
- CHEVAL DE TROMPETTE, s. m. Homme aguerri à la vie, comme un cheval de cavalerie à la guerre. Argot du peuple.
Être bon cheval de trompette. Ne s'étonner, ne s'effrayer de rien.
- CHEVALIER DU CROCHET, s. m. Chiffonnier.
- CHEVALIER DU LANSQUENET, s. m. Homme qui fait volontiers le pont, à n'importe quel jeu de cartes,—dans l'argot des bourgeois, qui ne sont pas fâchés de mettre au rancart certaines autres expressions sœurs aînées de celle-ci, comme Chevalier d'industrie, etc.
- CHEVALIER DU LUSTRE, s. m. Applaudisseur gagné. Argot de théâtre.
On dit aussi Romain.