- COCO, s. m. Eau-de-vie,—dans l'argot des faubouriens.
- COCO, s. m. Cheval,—dans l'argot du peuple.
Il a graissé la patte à coco. Se dit ironiquement d'un homme qui s'est mal tiré d'une affaire, qui a mal rempli une commission.
- COCO, s. m. Œuf,—dans l'argot des enfants, pour qui les poules sont des cocottes.
- C>OCODÈS, s. m. Imbécile riche qui emploie ses loisirs à se ruiner pour des drôlesses qui se moquent de lui.
On pourrait croire ce mot de la même date que cocotte: il n'en est rien,—car voilà une vingtaine d'années que l'acteur Osmont l'a mis en circulation.
- COCODETTE, s. f. Drôlesse,—la femelle du cocodès,—comme la chatte est la femelle de la souris.
- COCO ÉPILEPTIQUE, s. m. Vin de Champagne,—dans l'argot des gens de lettres qui ont lu la Vie de Bohème.
- COCOS, s. m. pl. Souliers,—dans l'argot des enfants.
- COCOTTE, s. f. Demoiselle qui ne travaille pas, qui n'a pas de rentes, et qui cependant trouve le moyen de bien vivre—aux dépens des imbéciles riches qui tiennent à se ruiner.
Le mot date de quelques années à peine. Nos pères disaient: Poulette.
- COCOTTERIE, s. f. Le monde galant, la basse-cour élégante où gloussent les cocottes.
- COCOTTES, s. f. pl. Poules, canards, dindons, etc.,—dans l'argot des enfants.
Se dit aussi des Poules en papier avec lesquelles ils jouent.
- CœUR D'ARTICHAUT, s. m. Homme à l'amitié banale; femme à l'amour vénal,—dans l'argot du peuple.
On dit: Il ou Elle a un cœur d'artichaut, il y en a une feuille pour tout le monde.