- COFFRE, s. m. La poitrine,—dans l'argot du peuple, qui a l'honneur de se rencontrer pour ce mot avec Saint-Simon.
Avoir le coffre bon. Se bien porter physiquement.
- COFFRER, v. a. Emprisonner,—dans l'argot du peuple, qui s'est rencontré pour ce mot avec Voltaire.
Se faire coffrer. Se faire arrêter.
- COGNADE, s. f. Gendarmerie,—dans l'argot des voleurs, qui ont de fréquentes occasions de se cogner avec les représentants de la loi.
- COGNE, s. m. Gendarme.
La cogne. La gendarmerie.
- COGNE, s. m. Apocope de Cognac,—dans l'argot des faubouriens.
- COGNER (Se), v. réfl. Echanger des coups de pied et des coups de poing,—dans le même argot.
Se dit aussi pour: Prendre les armes, descendre dans la rue et faire une émeute.
- COIFFER, v. a. Donner un soufflet, une _calotte_.
- COIFFER, v. a. Trahir son mari,—dans l'argot des bourgeoises.
- COIFFER (Se). Se prendre d'amitié ou d'amour pour quelqu'un ou pour quelque chose,—dans l'argot du peuple, qui a eu l'honneur de prêter ce mot à La Fontaine.
- COIFFER SAINTE CATHERINE, v. a. Rester vieille fille,—dans l'argot des bourgeois.
- COIRE, s. f. Ferme, métairie,—dans l'argot des voleurs.
- COLAS, s. m. Cou,—dans le même argot.
Faucher le colas. Couper le cou.