On dit aussi le colin.
- COLAS, s. m. Imbécile, ou seulement homme timide,—dans l'argot du peuple, qui aime les gens dégourdis.
Grand Colas. Nigaud, qui a laissé échapper une bonne fortune.
- COLBACK, s. m. Conscrit,—dans l'argot des vieux troupiers, pleins de mépris pour les débutants.
- COL CASSÉ, s. m. Gandin,—jeune homme à la mode. Argot des faubouriens.
- COLLAGE, s. m. Union morganatique,—dans l'argot du peuple, qui sait que ces mariages-là durent souvent plus longtemps que les autres.
- COLLANT, adj. Ennuyeux,—dans l'argot des petites dames, qui n'aiment pas les gens qui ont l'air de les trop aimer.
- COLLE, s. f. Examen préparatoire à un examen véritable,—dans l'argot des Polytechniciens.
Être tangent à une colle. Être menacé d'un simulacre d'examen.
- COLLE, s. f. Mensonge,—dans l'argot des faubouriens.
- COLLÉ (Être). Ne plus savoir quoi répondre; être interdit,—dans l'argot du peuple.
- COLLÈGE, s. m. La prison,—dans l'argot des voleurs, qui y font en effet leur éducation et en sortent plus forts qu'ils n'y sont entrés.
Collèges de Pantin. Prisons de Paris.
Les Anglais ont la même expression: City college, disent-ils à propos de Newgate.
- COLLÉGIEN, s. m. Prisonnier.
- COLLER, v. a. Donner,—dans l'argot des faubouriens, qui collent souvent des soufflets sans se douter que le verbe colaphizo (χολαπτω [grec: cholaptô]) signifie exactement la même chose.
Se coller. S'approprier quelque chose.