- COLLER, v. a. Mettre, placer, envoyer,—dans l'argot du peuple.
- COLLER (Se), v. réfl. Se placer quelque part et n'en pas bouger.
- COLLER (Se), v. réfl. Se lier trop facilement; faire commerce d'amitié avec des gens qui n'y sont pas disposés.
- COLLER (Se faire). Se faire refuser aux examens,—dans l'argot des étudiants.
- COLLER SOUS BANDE, v. a. Châtier un impertinent; river son clou à un farceur; tromper un trompeur; sortir victorieux d'un pugilat de paroles.
- COLLER UN PAIN, v. a. Appliquer un soufflet ou un coup de poing sur la figure de quelqu'un.—Argot des faubouriens.
- COLLEUR, s. m. Menteur.
- COLLEUR, s. m. Examinateur—dans l'argot des Polytechniciens.
- COLLEUR, s. m. Homme qui se lie trop facilement; importun bavard qui, une fois qu'il vous tient, ne vous lâche plus.
On dit plutôt: Collant.
- COLLOQUER (Se), v. réfl. Se placer, s'asseoir,—dans l'argot du peuple.
- COLOQUINTE, s. f. Tête,—dans l'argot des faubouriens, qui ont trouvé dans certains individus grotesques une ressemblance avec le cucumis colocynthis.
- COLTIN, s. m. Force, énergie,—dans l'argot du peuple, qui tire du cou dans presque tous ses travaux.
- COLTINER, v. n. Traîner une charrette avec un licol, comme font les hommes de peine, qui remplacent ainsi les bêtes de somme.
- COLTINEUR, s. m. Homme qui traîne une charrette avec un licol.
- COMBERGEANTE, s. f. Confession,—dans l'argot des voleurs.
- COMBERGO, s. m. Confessionnal,—dans le même argot.
Aller à comberge. Aller à confesse.
- COMBLANCE, s. f. Abondance, excès, chose comble,—dans le même argot.
Par comblance. Par surcroît.
- COMBRE, s. m. Chapeau,—dans l'argot des voleurs, qui ont trouvé plaisant de comparer cette coiffure à un concombre, et plus plaisant encore de supprimer la première syllabe de ce dernier mot.
Ils disent aussi Combriot.
- COMBRIE, s. f. Pièce d'un franc,—dans le même argot.
- COMBRIEU, s. m. Chapeau,—dans l'argot des faubouriens.
Ils disent aussi Cambrieu, plus conforme à l'étymologie qui est certainement cambré.