Débit de consolation. Liquoriste, cabaret.
- CONSOLER SON CAFÉ. Mettre de l'eau-de-vie dedans. Habitude normande,—très parisienne.
- CONSOMME, s. f. Apocope de consommation,—dans l'argot des faubouriens.
- CONSTANTE, s. f. Nom que les Polytechniciens donnent à l'élève externe, parce que l'externe sort de l'école comme il y est entré: il n'a pas d'avancement; il n'est pas choyé, il joue au milieu de ses camarades le rôle de la constante dans les calculs: il passe par toutes les transformations sans que sa nature en subisse aucune variation.
- CONTRE, s. m. Consommation personnelle, au café, que l'on joue avec une autre personne contre sa consommation.
- CONTRÔLE, s. m. Flétrissure, marque de fer rouge sur l'épaule des forçats,—dans l'argot des prisons.
- CONTRÔLER, v. a. Donner un coup de talon de botte sur la figure de quelqu'un. Argot des faubouriens.
On dit aussi mettre le contrôle.
- CONVALESCENCE, s. f. Surveillance de la haute police,—dans l'argot des voleurs.
Être en convalescence. Être sous la surveillance de la police.
- COPAIN, s. m. Compagnon d'études,—dans l'argot des écoliers.
On écrivait et on disait autrefois compaing, mot très expressif que je regrette beaucoup pour ma part, puisqu'il signifiait l'ami, le frère choisi, celui avec qui, aux heures de misère, on partageait son pain,—cum pane. C'est l'ancien nominatif de compagnon.
- COPE, s. f. Apocope de copie,—dans l'argot des typographes.
Avoir de la cope. Avoir un manuscrit à composer.
- COPEAU, s. m. La langue,—dans l'argot des souteneurs de filles.