Lever son copeau. Parler, bavarder.
- COPIE, s. f. Travail plus ou moins littéraire, bon à livrer à l'imprimeur,—dans l'argot des gens de lettres, qui écrivent copiosissimè dans l'intérêt de leur copia.
Faire de la copie. Écrire un article pour un journal ou pour une revue.
Caner sa copie. Ne pas écrire l'article promis.
Pisser de la copie. Écrire beaucoup trop, sur tous les sujets.
Pisseur de copie. Ecrivain qui a une facilité déplorable et qui en abuse pour inonder les journaux ou revues de Paris, des départements et de l'étranger, de sa prose ou de ses vers.
- COQ, s. m. Cuisinier,—dans l'argot des ouvriers qui ont servi dans la marine, et qui ne savent pas parler si bien latin, coquus.
- COQUARD, s. m. Œil,—dans l'argot des bouchers.
- COQUARD, s. m. Œuf,—dans l'argot des enfants.
- COQUARDEAU, s. m. Galant que les femmes dupent facilement,—dans l'argot du peuple.
Le mot n'est pas aussi moderne qu'on serait tenté de le croire, car il sort du Blason des fausses amours:
«Se ung coquardeau
Qui soit nouviau