- CÔTE, s. f. Passe difficile de la vie,—dans l'argot des bohèmes, qui s'essoufflent à gravir le Double-Mont.
Être à la côte. N'avoir pas d'argent.
Frère de la côte. Compagnon de misère.
- CÔTE-DE-BœUF, s. f. Sabre d'infanterie,—dans l'argot du peuple.
- COTE G, s. f. Objet de peu de valeur innocemment détourné, en vertu d'un usage immémorial, par les clercs inventoriant une succession. Ce bibelot, ne figurant à aucune cote de l'acte, passe à la cote G, qui me fait l'effet d'être un jeu de mots (cote j'ai).
- CÔTELARD, s. m. Melon à côtes,—dans l'argot des faubouriens.
- CÔTELETTE DE PERRUQUIER, s. f. Morceau de fromage de Brie,—dans l'argot du peuple, qui suppose que les garçons perruquiers n'ont pas un salaire assez fort pour déjeuner à la fourchette comme les gandins.
On dit aussi Côtelette de vache.
Les ouvriers anglais ont une expression du même genre: A welsh rabbit (un lapin du pays de Galles), disent-ils à propos d'une tartine de fromage fondu.
- CÔTELETTES, s. f. pl. Favoris larges par le bas et minces par le haut,—dans le même argot.
- COTERIE, s. f. Compagnon,—dans l'argot des maçons.
- COTILLON, s. m. Fille ou femme,—dans l'argot du peuple.
Aimer le cotillon. Être de complexion amoureuse.
Faire danser le cotillon. Battre sa femme.
- COTON, s. m. Douceur,—dans le même argot.