Elever un enfant dans du coton. Le gâter de caresses.
- COTON, s. m. Coups échangés,—dans l'argot des faubouriens, dont la main dégaine volontiers.
Il y a eu ou il y aura du coton. On s'est battu ou l'on se battra.
- COTON, s. m. Travail pénible, difficulté, souci,—dans le même argot.
Il y a du coton. On aura de la peine à se tirer d'affaire.
- COTRETS, s. m. pl. Jambes,—dans l'argot des faubouriens.
On dit aussi fumerons.
- COTTE, s. f. Pantalon de toile bleue,—dans l'argot des ouvriers, qui ne le mettent que pour travailler, par-dessus un autre pantalon.
- COUAC, s. m. Prêtre,—dans l'argot des voyous, fils des faubouriens, qui, en croyant dire une plaisanterie et faire une allusion au cri du corbeau, prononcent sérieusement quaker.
- COUCHER, s. m. Homme qui s'attarde volontairement dans une maison où il ne devrait jamais même mettre les pieds.
- COUCHER A LA CORDE, v. n. Passer la nuit dans un de ces cabarets comme il en existait encore, il y a quelques années, assis et les bras appuyés sur une corde tendue à hauteur de ceinture.
- COUCHER BREDOUILLE (Se). Se coucher sans avoir dîné.
- COUCHER DANS LE LIT AUX POIS VERTS, v. n. Coucher dans les champs, à la belle étoile.
- COUCHER EN CHAPON (Se), v. réfl. Se coucher repu de viande et de vin,—dans l'argot du peuple.
- COUCOU, s. m. Cocu,—par antiphrase.
Faire coucou. Tromper un homme avec sa femme.
On dit aussi Faire cornette, quand c'est la femme qui est trompée.