Signifie aussi: Savoir tirer son épingle du jeu; être dupeur plutôt que dupé; préférer le rôle de malin à celui de niais, celui de marteau à celui d'enclume.
- COULER (En). En conter aux gens crédules, dans le même argot.
- COULER DOUCE (Se la), v. réfl. Vivre sans rien faire, sans souci d'aucune sorte,—dans l'argot du peuple, qui ne serait pas fâché de vivre de cette façon-là, pour changer.
- COULEUR, s. f. Menterie, conte en l'air,—dans l'argot du peuple, qui s'est probablement aperçu que, chaque fois que quelqu'un ment, il rougit, à moins qu'il n'ait l'habitude du mensonge.
Monter une couleur. Mentir.
Au XVIIe siècle on disait: Sous couleur de, pour Sous prétexte de. Or, tout prétexte étant un mensonge, il est naturel que tout mensonge soit devenu une couleur.
- COULEUR, s. f. Opinion politique. Même argot.
- COULEUVRE, s. f. Femme enceinte,—dans l'argot des voyous, qui, probablement, font allusion aux lignes serpentines de la taille d'une femme en cette «position intéressante».
- COULIANT, s. m. Lait,—dans l'argot des voleurs.
- COULOIR, s. m. Le gosier,—dans l'argot des faubouriens, qui en lavent les parois à grands coups de vin et d'eau-de-vie, sans redouter l'humidité.
Chelinguer du couloir. Fetidum halitum emittere.
- COUPAILLON, s. m. Coupeur maladroit, inexpérimenté. Argot des tailleurs.
- COUP D'ARROSOIR, s. m. Verre de vin bu sur le comptoir du cabaretier. Argot des faubouriens.
- COUP DE BOUTEILLE, s. m. Rougeur du visage, coup de sang occasionné par l'ivrognerie,—dans l'argot du peuple.
- COUP DE CANIF, s. m. Infidélité conjugale,—dans l'argot des bourgeois.
Donner un coup de canif dans le contrat. Tromper sa femme ou son mari.
- COUP DE CASSEROLE, s. m. Dénonciation,—dans l'argot des voleurs.
- COUP DE CHASSELAS, s. m. Demi-ébriété,—dans l'argot du peuple.