- COUP DE CHIEN, s. m. Traîtrise, procédé déloyal et inattendu,—dans le même argot.
- COUP DE FEU, s. m. Moment de presse.
- COUP DE FEU DE SOCIÉTÉ, s. m. Dernier degré de l'ivresse,—dans l'argot des typographes.
- COUP DE FOURCHETTE, s. m. Déjeuner. Argot des bourgeois.
Donner un coup de fourchette. Manger.
- COUP DE FOURCHETTE, s. m. Vol à l'aide de deux doigts seulement.
- COUP DE FOURCHETTE, s. m. Coup donné dans les deux yeux avec les deux doigts qui suivent le pouce de la main droite. Argot des faubouriens.
- COUP DE GAZ, s. m. Coup de vin. Argot des faubouriens.
- COUP DE PIED DE JUMENT, s. m. Maladie désagréable,—dans l'argot du peuple.
- COUP DE PIED DE VÉNUS, s. m. «Trait empoisonné lancé par le fils de Cythérée au nom de sa mère»,—dans l'argot des bourgeois, qui connaissent leur mythologie.
- COUP DE PISTOLET, s. m. Opération isolée et sans suite, mais destinée cependant à faire un peu de bruit.
Coup de pistolet dans l'eau. Affaire ratée.
- COUP DE POING DE LA FIN, s. m. Mot ironique ou cruel, qu'on lance à la fin d'une conversation ou d'un article. Argot des gens de lettres.
- COUP DE RAGUSE, s. m. Traîtrise, acte déloyal, trahison,—dans l'argot des ouvriers, chez qui le souvenir de la défection de Marmont est toujours vivant. C'est pour eux ce qu'est le coup de Jarnac pour les lettrés.
- COUP DE RIFLE, s. m. Ivresse,—dans l'argot des typographes.
- COUP DE SOLEIL, s. m. Demi-ébriété,—dans l'argot des faubouriens, que le vin allume et dont il éclaire le visage.
- COUP DE TAMPON, s. m. Coup de poing. Argot du peuple.
- COUP DE TORCHON, s. m. Baiser,—dans l'argot des faubouriens, qui sans doute, veulent parler de ceux qu'on donne aux femmes maquillées, dont alors les lèvres essuientle visage.
- COUP DE TORCHON (Se donner un), v. réfl. Se battre en duel ou à coups de poing, comme des gentilshommes ou comme des goujats.
C'est une façon comme une autre d'essuyer l'injure reçue. Même argot.
- COUP DE TRENTE-TROIS CENTIMÈTRES, s. m. Coup de pied. Argot calembourique des faubouriens.
- COUP DE VAGUE, s. m. Vol improvisé.
- COUP DU LAPIN, s. m. Coup féroce que se donnent parfois les voyous dans leurs battures. Il consiste à saisir son adversaire, d'une main par les testicules, de l'autre par la gorge, et à tirer dans les deux sens: celui qui est saisi et tiré ainsi n'a pas même le temps de recommander son âme à Dieu. (V. la Gazette des Tribunaux, mai 1864.)
- COUP DU LAPIN, s. m. Coup plus féroce encore, que la nature vous donne vers la cinquantième année, à l'époque de l'âge critique.
Recevoir le coup du lapin. Vieillir subitement du soir au lendemain; se réveiller avec des rides et les cheveux blancs.
Signifie aussi au figuré: Coup de grâce.
- COUP DU MÉDECIN, s. m. Le verre de vin que l'on boit immédiatement après le potage,—dans l'argot des bourgeois, qui disent quelquefois: «Encore un écu de six francs retiré de la poche du médecin!» Mais dans ce cas, quelque convive prudent ne manque jamais d'ajouter: «Oui... et jeté dans la poche du dentiste!»
- COUP DUR, s. m. Obstacle imprévu; désagrément inattendu,—dans l'argot du peuple.
- COUPE, s. f. Misère,—dans l'argot des voleurs, qui y tombent souvent par leur faute (culpa).
- COUPE-CHOUX, s. m. Sabre de garde national,—dans l'argot du peuple, qui suppose cette arme inoffensive et tout au plus bonne à servir de sécateur.
- COUPE-CUL (A), adv. Sans revanche,—dans l'argot des faubouriens.
- COUPE-FICELLE, s. m. Artificier,—dans l'argot des artilleurs.
- COUPELARD, s. m. Couteau,—dans l'argot des prisons.
- COUPER, v. a. Passer devant une voiture,—dans l'argot des cochers, qui se plaisent à se blesser ainsi entre eux.
- COUPER (La), v. a. Etonner quelqu'un désagréablement en lui enlevant sa maîtresse, son emploi, n'importe quoi, au moment où il s'y attendait le moins.