On dit aussi Courir la gueuse et Courir le guilledou.
- COURIR (Se la). S'en aller de quelque part, s'enfuir,—dans l'argot des faubouriens.
- COURSIER, s. m. Cheval,—dans l'argot des académiciens.
Coursier de fer. Locomotive.
- COURTANGE, s. f. La Courtille,—dans l'argot des voyous.
- COURTAUD DE BOUTANCHE, s. m. Commis de magasin,—dans l'argot des voleurs.
- COUSIN DE MOÏSE, s. m. Galant homme qui a épousé une femme galante,—dans l'argot du peuple, qui fait allusion aux deux lignes de feu dont sont ornées les tempes du législateur des Hébreux.
- COUSINE, s. f. L'Héphestion des Alexandres de bas étage,—dans l'argot du peuple.
- COUSINE DE VENDANGE, s. f. Fille ou femme qui fait volontiers débauche au cabaret,—dans le même argot.
- COUSSE DE CASTU, s. m. Infirmier d'hôpital,—dans l'argot des voleurs.
J'ai vu écrit conce de castus dans le vieux dictionnaire d'Olivier Chéreau, avec cette définition conforme du reste à la précédente: «Celuy qui porte les salletés de l'hospital à la rivière.»
Cousse ne signifie rien, tandis que conce est une antiphrase ironique et signifie parfumé (de l'italien concio).
- COÛTER LES YEUX DE LA TÊTE, v. n. Extrêmement cher,—dans l'argot des bourgeois.
- COÛTER UNE PEUR ET UNE ENVIE DE COURIR, v. n. Absolument rien, ce que coûtent les objets volés. Argot des faubouriens.
- COUTURASSE, s. f. Couturière,—dans l'argot des voyous.
- COUTURIÈRE, s. f. Courtilière, insecte des jardins,—dans l'argot des enfants, qui ne sont pas très forts en entomologie.
- COUVERCLE, s. m. Chapeau,—dans l'argot des faubouriens, qui prennent l'homme pour un pot.
- COUVERT DE CONSEILLER, s. m. Couvert d'argent démarqué,—dans l'argot des voleurs.
On dit de même Linge de conseiller pour linge volé et démarqué.
- COUVRE-AMOUR, s. m. Chapeau d'homme, quelque forme qu'il affecte,—dans l'argot facétieux des bourgeois, qui voudraient faire croire que leur tête est le siège des passions.
- COUVREUR, s. m. Celui qui ouvre et ferme les portes—dans l'argot des francs-maçons.
- COUVRIR LA JOUE, v. a. Donner un soufflet,—dans l'argot des bourgeois.
- COUVRIR LE TEMPLE, v. a. Fermer les portes,—dans l'argot des francs-maçons.
Faire couvrir le temple à un frère. Le faire sortir.