- AHURI DE CHAILLOT, s. m. Imbécile, homme un peu braque. Argot des faubouriens.
(V. A Chaillot!)
- AÏ, s. m. Vin de Champagne,—dans l'argot des vaudevillistes de la Restauration.
- AIDE-CARGOT, s. m. Aide de cuisine,—dans l'argot des troupiers, par corruption d'aide-gargot.
- AIE-AIE, s. m. Omnibus,—dans l'argot des faubouriens.
- AIGLEFIN, s. m. Chevalier d'industrie, escroc du grand et du petit monde, vivant aux dépens de quiconque l'écoute.
C'est à dessein que je donne cette orthographe, qui est aussi véritable,—c'est-à-dire aussi problématique,—que l'orthographe officielle, aigrefin. Le peuple prononce le nom comme je l'écris: est-ce par euphonie, est-ce par tradition? je l'ignore, et les savants n'en savent pas plus que moi là-dessus «Aigre faim, faim très vive (homme affamé)», dit Littré. Sans doute, mais il y a eu jadis une monnaie dite aiglefin, et les escrocs ne sont pas moins affamés d'argent que d'autre chose.
- AIGUILLE, s. f. Clé,—dans l'argot des voleurs.
- AILE, s. f. Bras,—dans l'argot des faubouriens, l'homme étant considéré par eux comme une oie.
On dit aussi Aileron.
- AIMANT, s. m. Embarras, manières, épate. Même argot.
Faire de l'aimant. Faire des embarras, protester hypocritement de son amitié pour quelqu'un, afin de l'attirer à soi.
- AIMER A CRÉDIT, s. a. Être l'amant de cœur d'une femme entretenue,—dans l'argot de Breda-Street, où cependant,
«Tout en chantant Schubert et Webre,