- AFFURER, v. a. Tromper, faire un profit illicite.
- AFFUT (D'). Rusé, malin, habile. Argot du peuple.
On dit aussi homme d'affût.
- AFFÛTER, v. a. Tromper quelqu'un, le surprendre. Argot des voleurs.
- AFFUTER SES PINCETTES. Courir, ou seulement marcher. Argot des faubouriens.
- AFFUTIAUX, s. m. pl. Bagatelles, brimborions quelconques,—dans l'argot des ouvriers, qui ont emprunté cette expression au patois des paysans.
- AGATE, s. f. Faïence quelconque,—dans l'argot des voleurs.
- AGATER, v. n. Recevoir des coups, être pris,—étrenner de n'importe quelle façon. Argot des faubouriens.
- AGOBILLE, s. f. Outil,—dans l'argot des voleurs.
- AGONIR, v. n. Accabler d'injures et de sottises. Argot des bourgeois et du peuple.
Ne serait-ce pas une corruption d'abonir, faire honte, un vieux verbe français encore employé en Normandie ainsi qu'agonir.
On dit aussi Agoniser.
- AGOUA, s. f. Eau,—dans l'argot des canotiers, qui parlent espagnol (agua) on ne sait pas pourquoi.
- AGRAFER, v. a. Arrêter, consigner. Argot des soldats et du peuple.
Se faire agrafer. Se laisser prendre.
- AGRIPPER, v. a. Prendre à l'improviste, subitement. Argot du peuple.
Signifie aussi filouter, dérober adroitement.
Agripper (S'). Se prendre aux cheveux avec quelqu'un.