- DÉCOMPTE, s. m. Blessure mortelle,—dans l'argot des troupiers, qui savent qu'en la touchant il faut quitter le service et la vie.
- DÉCONFITURE, s. f. Faillite,—dans l'argot des bourgeois.
Être en déconfiture. Avoir déposé son bilan.
- DÉCORS, s. m. pl. Cordons, tabliers, bijoux,—dans l'argot des francs-maçons.
- DÉCOUDRE (En), v. n. Se battre en duel ou à coups de poing,—dans l'argot du peuple et des troupiers.
- DÉCOUVRIR LA PEAU DE QUELQU'UN, v. a. Lui faire dire ce qu'il arait voulu cacher,—dans l'argot du peuple.
- DÉCRASSER UN HOMME, v. a. Lui enlever sa timidité, sa pudeur, sa dignité, sa conscience,—dans l'argot des faubouriens, qui ont des idées particulières sur la propreté.
Pour les filles, Décrasser un homme, c'est le ruiner, et pour les voleurs, c'est le voler,—c'est-à-dire exactement la même chose.
- DÉCROCHER, v. a. Dégager un objet du mont-de-piété,—dans l'argot des ouvriers.
- DÉCROCHER, v. a. Tuer d'un coup de fusil,—dans l'argot des troupiers.
Ils disent aussi Descendre.
- DÉCROCHER SES TABLEAUX, v. a. Opérer des fouilles dans ses propres narines et en extraire les mucosités sèches qui peuvent s'y trouver. Argot des rapins.
- DÉCROCHER UN ENFANT, v. a. Faire avorter une femme,—dans l'argot du peuple.
Se faire décrocher. Employer des médicaments abortifs.
- DÉCROCHEZ-MOI ÇA, s. m. Chapeau de femme,—dans l'argot des revendeuses du Temple.
- DÉCROCHEZ-MOI ÇA, s. m. Boutique de fripier,—dans l'argot du peuple.
Acheter une chose au décrochez-moi ça. L'acheter d'occasion, au Temple ou chez les revendeurs.